Musiques partagées
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Une question que l’on pose souvent à ceux qui se passionnent pour la musique, c’est: « Quels sont vos musiques préférées, vos enregistrements favoris? »
Sans ordre de préférence, voici un début de réponse: Stabat Mater de Vivaldi chanté par James Bowman et Il Fasolo?, enregistré par Le Poème Harmonique de Vincent Dumestre.
Voilà… D'autres musiques seront présentées au fil de cette page. Mais d'ores et déjà, à vous maintenant, amis et visiteurs de Saint-Hilaire, de nous proposer les références de vos enregistrements favoris!...
Toutes les vidéos de cette page peuvent être lues "plein écran", et en HD, en cliquant sur les boutons respectifs. Suivant le débit de sa ligne Internet, le chargement d'une vidéo en HD peut prendre plusieurs minutes, mais cela vaut la peine d'attendre!...
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Antonio VIVALDI (1678-1741)
Stabat Mater
Concerto in G minor, RV 153
Nisi Dominus
James Bowman, contre-ténor
The Academy of Ancient Music
Christopher Hogwood
Label: L'OISEAU - LYRE
Editeur: DECCA 414 329-2
1 CD - ADD
Enregistrement: 1976/1977
Durée totale: 46'04
Date de sortie: 15.11.1994
Ecoute du CD
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James Bowman
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Attention: l'ouverture du site HYPERION est relativement longue, tous les enregistrements étant accompagnés d'une photo de l'album.
Vidéos
• J. Bowman - E. Kirkby - Stabat Mater de PERGOLESE: cliquer - ici -
• James Bowman "Ombra Mai Fu": cliquer - ici -
Commentaires
• Admirable de sérénité, un rien distancié, splendidement enveloppé par Hogwood, le chant de James Bowman, doloriste et ému, touche à l'âme. Son plus beau disque assurément. Frédéric Lodéon.
• La redécouverte du Stabat Mater et du Nisi Dominus de Vivaldi est récente et la lecture du contre-ténor James Bowman fut une révélation. Le Stabat Mater ou la Mère du Christ pleurant la perte de son fils… La vision intériorisée des interprètes, riche des couleurs des instruments anciens est un miracle de confessions et de sensualité. Nous nous retrouvons tout à coup dans cette Venise du début du XVIIIe siècle, festive parfois, profondément religieuse toujours.
• Interview hier soir de James Bowman sur France Musique. Sa maison de disque lui a proposé en 1973 une somme ridicule pour enregistrer ce stabat mater auquel personne ne croyait. Quelle insulte! a dit James Bowman. Quelle chance qu'il ait quand même accepté! Qu'est-ce que je mettrais sur ma platine CD depuis 20 ans quand j'ai envie de pleurer?
• Pour répondre au commentaire précédent. Je connais ce disque depuis 20 ans. Je l'ai offert à au moins une dizaine d'amis. Je ne me lasse pas de l'écouter. C'est certainement l'un des plus beaux disques de ma discothèque.
• Une composition exceptionnelle, sublimée par une orchestration d'une rare beauté, les voix me donnent des frissons a chaque écoute (notamment la première plage du CD), c'est tout simplement sublime et indispensable...
• Pas étonnant qu'à sa sortie ce Stabat Mater soit devenu la coqueluche des programmateurs de France Musique. Ce disque fait partie des raretés qu'on a le bonheur de croiser peu de fois dans sa vie de mélomane.
• Tout y est l'émotion, la pureté de la voix, l'orchestration!...
• Une très grande émotion en écoutant cette oeuvre. La voix de James Bowman est magnifique. Une voix envoûtante et pure à faire fondre l'âme et le cœur.
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Giovanni Battista FASOLO (1598 - 1664)
II FASOLO ?
Le Poème Harmonique
Vincent Dumestre
Editeur: ALPHA 023
1 CD - DDD
Enregistrement: juin 2001 à Paris
Durée totale: 69'19
Date de sortie: 21.06.2002
Claire Lefilliâtre, soprano
Bruno Bonhoure, ténor
Serge Goubioud, ténor
Marco Horvat, basse
Sophie Watillon, dessus de viole
Friederike Heumann, dessus de viole, lirone
Françoise Enock, violone
Nanja Breedijk, harpe double
Joël Grare, percussions
Michèle Claude, percussions
Jean-Luc Tamby, colascione, guitare baroque, cetterone
Vincent Dumestre, colascione, théorbe, guitare baroque
Ecoute du CD
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Le Poème Harmonique
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Vidéos
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• Estienne Mouliné - "Consert De Différents Oyseaux": cliquer - ici -
Commentaires
• L'interprétation du Poème Harmonique de Vincent Dumestre est une nouvelle fois absolument remarquable, tant par sa rigueur musicologique que par sa vivacité.
• Un joyau... Un pur bonheur que ce disque. Le Poème Harmonique nous délivre son meilleur: vivacité, gravité...
• Cette année là, j'étais dans le flot des spectateurs des Folles journées de Nantes, naviguant entre différentes salles et profusion de concerts, et il y avait cette musique, partout, radieuse, comme fil conducteur!...
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Acoustic Song
Renaud Garcia-Fons, contrebasse
Gérard Marais, guitare
Production: Label Hopi 200024
1 CD - DAD
Enregistrement: avril 1999 à l'église luthérienne de La Villette
Durée totale: 47'42
Date de sortie: 25.02.2000
Tracks:
01 - Tom's dinner (Suzanne Vega)
02 - Lonely woman (Ornette Coleman)
03 - All the things you are (Jerome Kern)
04 - Call of the dunes (Renaud Garcia-Fons)
05 - Pannonica (Thelonious Monk)
06 - Voleur de nuit (Gérard Marais / Renaud Garcia-Fons)
07 - Un petit banc au soleil (Renaud Garcia-Fons)
08 - Le sourire de bourvil (Gérard Marais / Renaud Garcia-Fons)
09 - Misterioso (Thelonious Monk)
10 - Voiture bar (Gérard Marais / Renaud Garcia-Fons)
11 - Rain in the church (Gérard Marais / Renaud Garcia-Fons)
Renaud Garcia-Fons
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Gérard Marais
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Vidéos
• Renaud Garcia-Fons - La Linea Del Sur 2009: cliquer - ici -
• Renaud Garcia-Fons - Aqâ Jâne: cliquer - ici -
Commentaires
• C'est au moment où l'on est fatigué d'entendre des albums qui sonnent tous de la même façon que l'on tombe sur un disque qui nous fait dire: "Je n'avais jamais entendu ça auparavant!" Ce sentiment qu'a éprouvé un journaliste du Boston Sunday Herald pourrait être partagé par un bon nombre de personnes qui se sont trouvées face à un disque de Renaud Garcia-Fons. Une virtuosité qui en sidérera plus d'un, une sens unique de la mélodie et un goût prononcé pour le mélange des genres sont autant de caractéristiques qui font de ce contrebassiste un artiste majeur de la scène jazz actuelle.
• Contrebassiste depuis l'âge de 16 ans seulement (après avoir joué du piano et de la guitare), Renaud Garcia-Fons possède une maîtrise de l'instrument hors du commun. Son son si unique vient, d'une part, du fait de jouer aussi bien "arco" (c'est-à-dire avec un archet) que "pizzicato" (avec les doigts, ce qui est plus classique en jazz) et, d'autre part, de posséder sur son instrument une cinquième corde plus aiguë que les autres. Cette particularité lui permet d'obtenir des sonorités proches de celles d'un violoncelle, voire d'un violon.
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LOS IMPOSSIBLES
L'ARPEGGIATA
Christina Pluhar
Production: NAÏVE V 5055
1 CD - DDD
Enregistrement: février,
avril et août 2006 - Chapelle de l’Hôpital Notre-Dame du Bon Secours à
Paris
Durée totale: 51'54
Date de sortie: 14.04.2009
Date de sortie: 09.06.2007 (couverture différente + dvd)
Christina Pluhar, harpe baroque, théorbe, direction
Marcello Vitale, chitarra battente, guitare baroque
Charles Edouard Fantin, luth, guitare baroque
Elisabeth Seitz, psaltérion
Marina Albero, psaltérion
Doron Sherwin, cornet à bouquin
Mira Glodeanu, violon
Lucas Guimaraes Peres, viole
Richard Myron, contrebasse, violone
Francesco Turrisi, clavecin, percussions
Michèle Claude, percussions
David Mayoral, percussions
Avec la participation de:
Flaco de Nerja, guitare flamenco
Oliver Martinez Kandt, jarana
Invités: The King’s Singers:
David Hurley
Robin Tyson
Paul Phoenix
Philip Lawson
Christopher Gabbitas
Stephen Parham-Connolly
Béatrice Mayo Felip, chant
Patricio Hidalgo, chant, jarana
Pepe Habichuela, guitare flamenco
L’idée pour ce projet est née de la simple curiosité: il existe au Mexique un manuscrit, composé au début du XVIII ème siècle par le guitariste baroque espagnol Santiago de Murcia, qui contient une pièce intitulée Los Impossibles. Il s’agit d’une romanesca d'un type qu’on retrouve dès le XVIe siècle en Italie, en Espagne et au Portugal. Son thème est encore courant de nos jours dans la musique traditionnelle du Mexique.
Ma curiosité et ma fascination se sont portées en premier lieu sur le fait qu’une mélodie qui ait pu se frayer un chemin entre la musique traditionnelle de son époque et la musique savante, et voyager en l’espace d’un siècle, de l’Italie, via l’Espagne et le Portugal, jusqu’au Mexique, soit encore vivante aujourd’hui dans la musique de tradition orale de l’Amérique latine.
Cette curiosité m’a donc poussée à explorer la musique ancienne et traditionnelle de l’Espagne, du Portugal et de l’Amérique latine à la recherche d’un « fil rouge » qui puisse relier les divers styles et les époques. Et ce fil rouge se trouve dans des traits rythmiques et harmoniques, dans la présence de certains instruments dont les origines remontent au baroque, et dans l’existence, à la fois dans la musique ancienne « savante » et dans les musiques traditionnelles de cette époque et de la nôtre, d’un mélange de très nombreuses influences et cultures. La recherche des traits communs et des origines, ainsi que la fascination des mélanges et des liens multiculturels, nous ont servi de guides, tout au long de ce projet: parcours passionnant à travers les continents et les siècles - V. P.
Tracks:
01 - Sa qui turo
02 - Jacaras
03 - La llorona
04 - Recercada 1+2
05 - Falalan
06 - Marizapalos
07 - Bastiao
08 - Moresca
09 - La petenera
10 - La dia spagnola
11 - Olvidate de mi
12 - Fandango
13 - La lloroncita
14 - Espanoletas
15 - Villancico catalan
Ecoute du CD
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Christina Pluhar
• Site de L'ARPEGGIATA: cliquer - ici -
• Présentation de l'album par Christina Pluhar: cliquer - ici -
Vidéos
• Lucas Ruiz de Ribayaz (1677) - Españoletas: cliquer - ici -
• México Tradicional S. XVIII - La Petenera: cliquer - ici -
Commentaires
• Les puristes baroqueux trouveront le projet confus, impropre et éclectique; les autres, tous les autres, comme nous, y puiseront des trésors de "haute musique", comme l'on dit "haute couture". La diversité des couleurs, le raffinement apporté à la palette des cordes pincées (harpes, luth, guitares et chitarra, clavecin...), frappées (psaltérion...), - écoutez les Recercada I et II à l'exubérante panoplie sonore-, recréent, dans une opulence festive, les climats de la rue Mexicaine baroque. Adrien De Vries
• Une pure merveille de disque. Enjoué, dansant, chaud. Les voix sont magnifiques, et Christina Pluhar a su donner une unité de ton à ces musiques d'horizons divers. Un vrai chef d'oeuvre d'originalité et d'émotion. Je vais l'offrir à plusieurs personnes pour Noël, un vrai coup de coeur!
• Encore une fois L'Arpeggiata explore. Et sa découverte est extraordinaire et unique. Des danses créoles et en invité exceptionnel les King's Singers qui chantent un villacinco catalan.
• Quelle merveille, J'ai decouvert par hasard cette merveille: captivant et suprenant et divinement bien interete bref il faut l'avoir dans sa discotheque .
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All'Improvviso
L'ARPEGGIATA
Christina Pluhar
Production: ALPHA 512
1 CD - DDD
Enregistrement: en novembre 2003 et
janvier 2004 à
Paris - chapelle de l'hôpital Notre-Dame de Bon Secours
Durée totale: 52'02
Date de sortie: 11.06.2004
Christina Pluhar, harpe baroque, théorbe, direction
Marcello Vitale, chitarra battente, guitare baroque
Charles Edouard Fantin, luth, guitare baroque, théorbe
Edin Karamazow, colascione, archiluth
Eduardo Eguez, guitare baroque
Elisabeth Seitz, psaltérion
Magrit Übellacker, psaltérion
Bruno Cocset, violoncelle
Atsushi Sakai, viole
Paulina van Laarhoven, lirone
Veronika Skuplik, violon
Doron Sherwin, cornet à bouquin
Gebhard David, cornet à bouquin
Richard Myron, contrebasse
Michèle Claude, percussions
Avec:
Gianluigi Trovesi, clarinette
Marco Beasley, chant
Lucilla Galeazzi, chant
Il fallait y penser: faire se rencontrer la musique du XVIIe siècle et le jazz! D'un côté, le ténor Marco Beasley, qui a rendu à travers sa voix, tout le soleil et la gaillardise de l'Italie du Sud; de l'autre, l'Ensemble L'Arpeggiata de Christina Pluhar, groupe de musiciens baroques qui savent être aussi suaves qu'endiablés, et enfin le clarinettiste Gianluigi Trovesi. Tous semblent partir à la recherche de l'essence de l'improvisation - qui est au cœur de "l'ostinato" baroque et du travail des jazzmen. Le résultat est aussi stupéfiant qu'indescriptible: c'est un débordement de couleurs, où l'improvisation fait se rencontrer chaque artiste sur le terrain de l'inédit, de la surprise. Bienvenue sur la planète rêve.
Tracks:
01 - Voglio una casa
02 - Folia
03 - Ciaccona
04 - Romanesca
05 - Turlurù (bergamasca)
06 - Folia passeggiata sopra d (vitale)
07 - Ciaccona
08 - Ninna nanna sopra la romanesca
09 - Chiaconna
10 - Se laura spira (folia)
11 - Toccata
12 - Kapsberger
13 - Folias
14 - Espanoletas
15 - Cantata sopra il passacaglio. diatonica
Ecoute du CD
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• Turlurù (05) & Espanoletas (14): cliquer - ici -
Christina Pluhar (vidéo)
• Présentation de L'ARPEGGIATA par Christina Pluhar: cliquer - ici -
• Toccata (Track n° 11): cliquer - ici -
Christina Pluhar (née en 1965 à Graz) est une musicienne autrichienne, harpiste, luthiste et joueuse de théorbe. Spécialiste de musique ancienne et baroque, elle vit à Paris où elle a fondé en 2000 l'ensemble L'Arpeggiata. Après ses études à l'Université de Graz, Christina Pluhar découvre ses profondes affinités pour les musiques baroque et renaissance.
Elle se consacre dès lors au luth, au théorbe, à la guitare baroque et à leurs répertoires, qu'elle a étudiés au Conservatoire Royal de La Haye et à la Schola Cantorum Basiliensis avec Hopkinson Smith. Elle étudie la harpe baroque auprès de Mara Galassi à la “Schuola Civica di Milano” et suit des masterclass avec Paul O’Dette, Andrew Lawrence-King, Jesper Bøje Christensen. En 1992, elle obtient un premier prix au concours international de musique ancienne à Malmö avec l’ensemble La Fenice.
Vidéo
• M. Cazzati: Ciaccona: cliquer - ici -
Commentaires
• Si vous trouvez ce disque, achetez-le tout de suite – et si vous ne le trouvez pas, cherchez-le! Dominique Autié
• If i live another 50 years i'll never grow tired of this or be able to say enough wonderful things about this performance!
• Quelle verve, quelle imagination et quelle beauté! Ce CD donne une "pêche" incroyable tant le bonheur à improviser sur des thèmes tous plus beaux les uns que les autres est ici remarquable. L'ensemble L'Arpeggiata montre une fois de plus son grand talent: instrumentistes virtuoses et sensibles, bonheur de jouer aussi merveilleux que communicatif, programmes toujours originaux et inventifs. L'ensemble de Christina Pluhar nous réservera sans doute encore de bien belles découvertes qu'on attend avec impatience. Bien sur, l'idéal est d'aller les écouter en concert, mais de ces disques, on ne s'en lasse guère...
• Magnifique disque que j'écoute en boucle depuis plusieurs semaines. Une pêche incroyable et surtout le sentiment de Nouveau!
• A tout ceux et celles qui ne connaissent pas encore l'Arpeggiata: quelle chance vous avez devant vous de bientôt pouvoir la découvrir!!!
• J'ai eu l'occasion d'écouter ces chansons en concert, c'était un de ces moments plein de grâce qui sont très rares. C'est un mélange de musique baroque avec des instruments anciens, de formidables voix notamment celle de Lucilla Galeazzi chantant des ballades italiennes et quelques sonorités jazzi avec un saxophoniste de très haut vol. Vraiment une association très réussie qui dégage beaucoup d'émotion. A écouter également une autre disque: "la tarentella".
• Stupéfiant et séduisant: je ne peux plus m'en passer. Quelle créativité et quel talent! Superbe mariage du classique et du moderne. Certains instruments sont étonnants. A acheter forcément.
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LA TARANTELLA
Antidotum Tarantulae
L'ARPEGGIATA
Christina Pluhar
Production: ALPHA 503
1 CD - DDD
Enregistrement: Paris en décembre
2001
Durée totale: 51'22
Date de sortie: 01.01.2002
Christina Pluhar, harpe baroque, théorbe, guitare baroque, direction
Eduardo Eguez, guitare baroque, colascione, gitarra battente
Eero Plaviaienen, guitare baroque
Marcello Vitale, gitarra battente
Edin Karamasow, archiluth, colascione
Elisabeth Seitz, psaltérion
Johanna Seitz, harpe baroque
Paulina van Laarhoven, lirone, viole
William Dongois, cornet
Pierre Boragno, flûte
Michèle Claude, percussions
Avec:
Lucilla Galeazzi, chant
Marco Beasley, chant
Christina Pluhar et son ensemble L'Arpegiatta continuent à explorer les ressources de la bibliothèque des Barberini, cette riche famille romaine protectrice des arts. Prenant appui sur les travaux du jésuite Athanasius Kircher (1601-1680), génie polymorphe, venu dans les Pouilles pour faire des recherches sur d'antiques thérapies musicales liées au culte de Dionysos. Il publia ses études sur le "Tarantisme" dans son livre "De Arte Magnetica" (Rome, 1641).
Les médecins de son époque observaient une maladie, qu'ils appellent le "Tarantisme", provoquée par la piqûre de la tarentule. Le malade ressentait une grande tristesse et un abattement angoissant lui donnant la sensation de mourir, suivi d'un désir irrésistible de danser dans une agitation effrénée. Cet état convulsif ne pouvait être guéri que par la musique qui le fait danser et entrer en transe pendant des heures ou des jours entiers jusqu'à épuisement de ses forces. Quelques sources nous font savoir que le remède était plus efficace, si le malade dansait nu...
Le programme "Antidotum tarentulae", composé de tarentelles vocales et instrumentales, que se propose de créer l'ensemble L'Arpeggiata, est né d'une recherche sur les sources du XVIIe siècle, et sur la connaissance des traditions orales des tarentelles encore chantées et dansées aujourd'hui dans les Pouilles, en Calabre et dans la région de Naples. Cette tradition ininterrompue depuis le temps d'Athanasius Kircher nous a livré des chants d'un raffinement rythmique et mélodique extraordinaire.
Photo extraite des vidéos de la rubrique "Vidéo" ci-dessous.
Deux chanteurs, maîtres incontestables de ce répertoire, seront exceptionnellement réunis pour ce projet: Lucilla Galeazzi, la voix la plus étonnante de la musique traditionnelle italienne, collaboratrice de Roberto de Simone et Giovanna Marini; et Marco Beasley, chanteur napolitain qui s'exprime avec l'intensité et la maîtrise d'un chanteur à la fois traditionnel et baroque.
Tracks:
01 - La Carpinese (Tarantella)
02 - Lu Gattu la sonava la zampogna (Ninna Nanna)
03 - Tarantella Napoletana, Tono Hypodorico
04 - Lu Passariellu (Tarantella dell'Avena)
05 - Lamento dei mendicanti
06 - Luna Lunedda (Pizzica)
07 - Ah, vita bella!
08 - Tarantella del Gargano
09 - Pizzicarella mia (Pizzica Tarantata)
10 - Silenzio d'amuri
11 - Tarantella calabrese
12 - Sogna fiore mio (Ninna nanna sopra la Tarantella)
13 - Tarantella italiana
14 - Tu bella ca lu tieni lu pettu tundu (Tarantella)
15 - Pizzica Ucci
16 - Lu povero'Ntonuccio (Lamento funebre)
17 - Antidotum Tarantulae
Ecoute du CD
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Christina Pluhar (vidéo)
• Christina Pluhar, une âme italienne: cliquer - ici -
Vidéos
• Transes pour Quaratino 1: cliquer - ici -
• Transes pour Quaratino 2: cliquer - ici -
• Tarantella Calabrese: cliquer - ici -
Commentaires
• Ce magnifique album nous invite à un parcours didactique, mais constamment sensuel et ludique, dans l'univers de la Tarentelle, danse thérapeutique autrefois extrêmement répandue dans tout le sud de l'Italie, et considérée comme le seul remède à la piqûre de la tarentule. Il était alors communément admis que chaque araignée provoquait un trouble distinct, mélancolie, frénésie, hilarité, folie... d'où une grande variété de danses et de chants, chacun étant censé guérir l'une de ces affections. L'ensemble de pièces regroupé ici illustre cette diversité à merveille. Appuyé sur un groupe d'interprètes tous remarquables venant d'horizons et de traditions musicales assez diverses, cette nouvelle production du label Alpha est un régal musical, à découvrir absolument.
• La tarentule qui donnait cette irrésistible folie de toujours vouloir danser sans jamais pouvoir s'arrêter s'est trouvée être l'inspiratrice de musiques merveilleuses. Elles sont ici interprétées de façon magistrale et provoquent autant d'émotions qu'elles transmettent aux jambes une implacable envie de bouger. Méfiez-vous, le pouvoir de ces ouvres est aussi redoutable qu'ineffable. Et Christina Pluhar et ses musiciens et solistes ont pour nous un attrait auquel il est impossible de résister! Lisez les textes, remarquables comme toujours chez cet éditeur, ils sont passionnants. N'oublions pas non plus le merveilleux disque "Tarentule-Tarentelle" qu'avait réalisé l'"Atrium Musicae de Madrid" et son chef Gregorio Paniagua chez Harmonia Mundi, non moins remarquable. On le trouve en collection à tout-petit prix "Musique d'abord".
• Ce disque chanté en napolitain est le parfait reflet de ce peuple: Tour à tour joyeux, grave, triste, puissant, ce disque est sans conteste l'un des disques de ma vie. Le genre d’œuvre qui résiste au temps et que l'on peut encore écouter fièrement 50 années plus tard.
• Une merveille de plus ,car je ne connaissais pas Christina Pluhar; et après "Los Impossibiles" je suis tombé sous le charme de cet ensemble de très haut niveau et qui ne verse pas dans la facilité. C'est un pur bonheur et un défi au temps. A offrir sans retenue.
• Je ne peux que confirmer les précédents commentaires si élogieux. Tous les enregistrements de l'ARPEGGIATA sont à écouter en boucle, superbes, envoûtants. Merci à Chritina Pluhar pour tout ce bonheur qu'elle nous distille. J'attends la suite avec impatience!
• Bravo à ce disque qui m'a complètement séduit: il fait sourire (Ah vita bella), danser (Luna Lunedda), pleurer (Povero Ntonuccio). Il est composé d'un raffinement des couleurs inouïes et des chanteurs fantastiques!
• Après Homo fugit (Landi), j'attendais beaucoup de ce nouveau disque. Mais la grande surprise n'est pas Marco, mais Lucilla Galeazzi. A acheter et à écouter mille fois!
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LES VOIX HUMAINES
Abel, Bach, Marais, Sainte-Colombe
Jordi Savall
Production: Alia Vox AV9803
1 CD - DDD
Enregistrement: 7 et 8 janvier 1998 à
la Collégiale du château de Cardonna (Catalogne), les 23 et 24 mars
1998 à l'église de Saint Lambert des Bois, Yvelines (France), et les 28
et 29 avril 1998 à Sion (Suisse) au Studio Fondation Tibor Varga
Durée totale: 78'00
Date de sortie: 01.09.1998
Jordi Savall, viole de gambe
Jordi Savall, né le 1er août 1941 à Igualada (Province de Barcelone - Espagne), est un musicien catalan espagnol, violiste et chef de chœur, dont le répertoire s’étend de la musique médiévale à celle du XIXe siècle en passant par la musique de la Renaissance et baroque. Marié à la soprano espagnole Montserrat Figueras en 1968, il est le père d’Arianna et Ferran Savall, tous deux chanteurs et musiciens.
Il étudie le violoncelle au conservatoire de Barcelone où il rencontre Montserrat Figueras, sa future femme. Il s'oriente ensuite vers la viole de gambe au cours d'un séjour à Paris où il découvre les manuscrits de Marin Marais à la Bibliothèque Nationale. Il contacte alors Wieland Kuijken. Il poursuit alors ses études à la Schola Cantorum de Bâle où il reçoit l'enseignement d'August Wenziger auquel il succèdera. Il y crée l'ensemble Hespèrion XX devenue depuis Hespèrion XXI, avec notamment Hopkinson Smith.
Dans l’univers de la musique actuelle, Jordi Savall tient une place exceptionnelle. Depuis plus de trente ans, il fait connaître au monde des merveilles musicales abandonnées dans l’obscurité et l’indifférence: jour après jour, il les lit, les étudie, et les interprète, avec sa viole de gambe ou comme chef d’orchestre. Lire la suite...
Tracks:
01 - K.F. Abel: (1723-1787): Prélude en ré mineur
02 - J.S. Bach (1685-1750): Allemande en ré mineur, BWV 1011
03 - J. Schenck (1660-1712): Aria Burlesca, en ré mineur
04 - J. Playford (1623-1686): La Cloche, sarabande en fa majeur
05 - J. Playford: Saraband
06 - Mr. de Machy (1685-1692): Prélude en ré mineur
07 - M.Marais: Les voix Humaines en ré majeur
08 - J.-B. Antoine Forqueray (1699-1782): La Du Vaucel
09 - G. P. Telemann (1681-1767): Vivace
10 - T. Hume (1569-1645): Harke, harke, en sol mineur
11 - Mr. de Caix d'Hervelois (1670/80-1760): Plainte, en do majeur
12 - J. S. Bach: Menuet I - II
13 - J. S. Bach: Gigue en do majeur & mineur, BWV 1007
14 - T. Hume: Good againe
15 - Mr. de Sainte Colombe le fils (17e s.): Prélude en mi mineur
16 - M.Marais (1656-1728): Sarabande à l'espagnol en mi mineur
17 - Anonyme (v.1660): The Lancashire Pipes, en mi majeur
18 - Mr. de Sainte Colombe le fils: Fantaisie en Rondeau, en sol mineur
19 - J. S. Bach: Sarabande-double en sol mineur, BWV 1002
20 - J. S. Bach: Double
21 - J. S. Bach: Bourrée en sol majeur, BWV 1010
Ecoute du CD
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• Marin Marais: cliquer - ici -
Discographie, entretiens
• AliaVox: cliquer - ici -
• Entretiens, rencontres: cliquer - ici -
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Vidéos
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• Joan Miro - Jordi Savall - musique de J.B.A Forqueray: cliquer - ici -
Commentaires
• The sound of the cello is often compared to the human voice but, as Jordi Savall proves on the riveting Les Voix Humaines, perhaps that analogy is better suited for another instrument, the viola da gamba. Switching between two viols (one dating from 1550, the other 1697), Savall makes solo Baroque works by Bach, Marin Marais, and Sainte-Colombe literally sing. As the gambist-conductor explains in the liner notes, a debate hit the music world in the 17th century that pitted melodic playing versus harmony.
Though no conclusions were agreed upon, it's fascinating to hear the diverse styles--Italian versus French, melodic versus harmonic, etc.--that Savall presents us. His playing is soulful and thoughtful, never rushed, and the recorded sound intimate and precise. One of Savall's best discs (no small feat!) and a must-have for early-music lovers. Jason Verlinde
• Au sommet de son art, en ne suivant que son bon plaisir, Jordi Savall offre aux amateurs un survol du répertoire de la viole de Gambe incluant essentiellement des pièces qu'il n'avait jamais enregistrées. Un grand disque. La voix unique de l'un des plus grands instrumentistes, de l'un des plus grands musiciens de notre temps."
• Goldberg - Alexandre Pham - La main tient l'archet comme un pinceau au dessus de la toile, prête à jouer ou peindre, à dire et exprimer sa passion musicale. Le visuel de la couverture du disque (fragment d'un tableau du gênois Gioacchino Assereto) souligne le sujet de ce récital: la vision d'un interprète. Jordi Savall nous enchante avec cette humilité jubilatoire du geste, cette expertise qui devient sagesse, plus incisive que la parole, plus fulgurante que la voix. Son approche, sa "main" se délecte ici à tisser le plus émouvant des manifestes conçus pour la viole de gambe.
Plus qu'une compilation, ce disque éblouissant nous dévoile l'absolue vocalità de l'instrument transfiguré par l'engagement, corps et âme, de l'artiste-interprète. Le choix des fragments est déjà d'une totale intelligence. En s'appuyant sur les témoignages passionnés et passionnants que les amateurs ont laissé (Mersenne, Rousseau, Maugars) sur la notion de jeu juste et correct, Jordi Savall choisit un parcours de cinq sections qui mêlent divers compositeurs eux-mêmes gambistes virtuoses: de la texture foisonnante aux résonnances riches et diffuses d'Abel, Schenck, Playford, De Machy répond l'absolue méditation de Bach.
Joyaux véritables de ce programme, Sainte-Colombe et surtout Marin Marais dont le violiste éclaire avec sensibilité et économie, l'exceptionnelle activité des "pensées" musicales: Les Voix Humaines qui donnent le titre de cet album, et la Sarabande à l'espagnole de Marin Marais sont ici deux absolus qui méritent à eux seuls tous les honneurs de la critique. L'opulence de la sonorité, le tempérament de l'interprète, l'extrême exigence et la musicalité personnelle de Jordi Savall réservent à l'auditeur médusé devant tant de grâce et d'inspiration, une exceptionnelle expérience musicale.
• Classica - Stéphan Perreau - Tragique, puissante, douce, volubile, touchante, émouvante. La viole de gambe dans toute sa splendeur nous apparaît dans ce récital d'une qualité exceptionnelle. Savall en est le maître incontesté et pour longtemps. ... Récital-roi, ce programme nous fait entendre tout ce que la musique pour viole a d'impétueux et de sublime à la fois. Le texte de Savall, sa poésie, son sens de l'émotion sont uniques: la pièce de Marais qui donne son nom au disque, Les Voix Humaines, est un pur moment de bonheur où se mêlent espérance, luminosité et joie.
On retrouve aussi des auteurs célèbres comme Forqueray, Saint-Colombe ou Jean-Sébastien Bach dans des pages caractéristiques du jeu de la viole chez ces auteurs. Mais ce qu'il y a de plus intéressant encore, ce sont ces pièces autrefois enregistrées par Savall et revisitées aujourd'hui avec davantage de passion encore: De Machy (Prélude extraordinaire), Caix d'Hervelois ou Hume. Pour ce dernier, on se délectera de ce Good Again, un des titres les plus significatifs de Hume où l'émotion s'écrit en lettres d'or...
Enfin on découvrira des extraits d'oeuvres d'auteurs très peu joués comme Abel (Prélude à couper le souffle), Schenck, Playford..." "On pourrait dire, détailler, préciser encore le programme qui nous est offert, mais aucun des mots ni des superlatifs du dictionnaire n'arriveraient à décrire la beauté de cette musique et la perfection du jeu de son interprète.
• Diapason - Jean-Luc Macia - C'est un véritable feu d'artifice ...(que nous propose Savall), une "défense et illustration" de la viole de gambe et de ses multiples possibilités d'effets.
Celui-ci étale de plage en plage son étonnant savoir-faire, jouant du pittoresque (les effets de cloche en pizzicatos pour Playford, la sève verte de Hume) comme du chant arachnéen des pages solaires d'Abel, Telemann ou Schenck. Enfin Savall nous offre quatre mouvements issus des Suites pour violoncelle de Bach (dont une incroyable Bourrée/II de BWV 1010 entièrement "luthée") ainsi qu'une lecture décapée et tendue de la Sarabande et son double extraits de la Partita BWV 1002 pour violon solo.
• Gramofile - Fabrice Fitch - ... as an illustration of the range of the viola da gamba, this generously filled disc is exemplary.
... the album's central theme, hinted at in the title, hinges on one of the cruxes of the gamba repertory: is the instrument predominantly a melody or a harmony instrument? Savall's lucid notes make plain just how heated that debate became, especially among the French; and one hears this very clearly in the mainly melodic import of Marais's music, for instance; and certainly one learns much from listening to these different pieces in the light of that distinction.
If there are, to my mind, a couple of weak links in the chain (most conspicuously Schenk's Aria Burlesca), there are as many vivid discoveries: Playford's La Cloche, with its alternate use of pizzicato and bow in the same line, and the anonymous Lancashire Pipes which at least give Savall the opportunity of going mad for a bit.
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CARLOS V
Mille Regretz: La Cancion del Emperador
La Capella Reial de Catalunya & Hesperion XXI
Jordi Savall: Direction
Production: Alia Vox AV9814
1 CD - SACD
Enregistrement: 25/26 fév et du 21 au 23 mai 2000 à la Collégiale du Château de Cardona (Catalogne)
Durée totale: 76'28
Date de sortie: 14.02.2003
125ème CD de Jordi Savall
L'année 2000 est l'année de l'anniversaire de la naissance de Charles Quint (1500-1558). Rappeler en seulement 75 minutes de musique les étapes essentielles de la vie de Charles Quint et, en même temps, nous approcher de moments transcendants de notre histoire moderne, sont des objectifs que nous ne pouvons atteindre qu'à travers les musiques les plus significatives parmi celles qu'entendirent et aimèrent les protagonistes de ces époques. Comme le dit Elías Canetti, "la musique est la véritable histoire vivante de l'humanité, on y adhère sans résistance car son langage relève du sentiment, et sans elle, nous ne détiendrions que des parcelles mortes".
Ce sont donc les musiques de cour, les musiques religieuses et aussi les musiques populaires qui nous éclaireront sur les ombres et les lumières d'une période marquée par l'Humanisme et la Renaissance, par les grandes Découvertes et les Guerres. Il s'agira par conséquent de musiques provenant de Flandres, de Bourgogne, d'Allemagne, d'Espagne et d'Italie, car Charles Quint, Roi d'Espagne et - rappelons-le - dernier Empereur d'Occident était né en territoire bourguignon, avait été élevé aux Pays Bas, porta la couronne d'Allemagne, fut Empereur des romains et eut de constantes relations avec les Italiens il parlait donc couramment l'espagnol, le français, le hollandais et l'allemand.
Parmi toutes ces musiques, nulle autant que la chanson "Mille regretz" de Josquin, dénommée "Canción del Emperador" (Chanson de l'Empereur) ne pouvait exprimer et synthétiser avec davantage d'à-propos le caractère profondément mélancolique et le sentiment marqué de tristesse qui, malgré une foi totale et une grande confiance en Dieu, avaient envahi, dans les dernières années de sa vie, l'âme de celui que nous pouvons considérer comme le premier et le dernier grand Empereur de l'Europe.
Tiziano Vecellio ou Tiziano Vecelli ou Tiziano da Cador, plus communément appelé Titien ou Le Titien en français - L’empereur Charles Quint, à cheval, à Mühlberg - 1548 - oil canvas - 335 x 283 cm - Musée Prado à Madrid.
"Aussi bien l'idée que le titre qui ont inspiré le déroulement de ce programme sont nés du souvenir de l'émouvant discours d'abdication que Charles Quint prononça le 25 Octobre 1556 dans la grande salle du Château de Bruxelles. Suivant seulement quelques notes succinctes jetées sur un bout de papier l'Empereur passa en revue les moments les plus importants de sa vie: du souvenir de la déclaration de sa majorité qui avait eu lieu dans cette même salle, à la succession de ses deux grand-pères Ferdinand d'Espagne et Maximilien du Saint Empire, en passant par ses différentes préoccupations, luttes, batailles et autres voyages, et jusqu'à la douloureuse constatation de n'avoir pu laisser sa maison et ses états dans la paix qu'il avait inlassablement essayé de construire tout au long de son règne.
Ses derniers mots furent les plus émouvants: jamais il n'avait volontairement blessé le droit des personnes; et si cela était arrivé il en demandait pardon. Ce renoncement prend encore plus de relief si l'on tient compte de ce que Charles Quint était au zénith d'un nouvel Empire qu'il avait créé au delà des frontières de l'Europe et dont l'horizon politique s'étendait des Amériques à l'Extrême-Orient." Lire la suite...
Tracks:
01 - Epoque de Maximilian I et de Marie de Bourgogne (1459)
Heinrich Isaac: Fortuna desperata: Nasci, pati, mori
Anonyme (Ed. Petrucci): Dit le Bourguygnon (instr.)
Anonyme: Quand je bois du vin clairet (Tourdion)
02 - Mariage de Philippe I le Beau et de Jeanne la Folle I (1496)
Juan del Enzina: Amor con fortuna (Villancico)
03 - Naissance de Charles Quint (1500)
Josquin des Prés: Vive le Roy (instr.)
04 - Règne de Charles Quint (1516)
Juan del Enzina: Todos los bienes del mundo (Villancico)
Josquin des Prés: La Spagna, a 5 (instr.)
05 - Révolte des germanías à Valencia répression des Comuneros (1519)
Anonyme (Canc. Palacio): Harto de tanta porfía (Villancico)
06 - Bataille de Pavie (1525)
Clément Janequin / Tylman Susato: Pavane "La Battaglia" (instr.)
07 - Mariage de Charles Quint et d'Isabelle du Portugal (1526)
Toinot Arbeau: Belle qui tiens ma vie
Antonio de Cabezón: Diferencias sur "Belle qui tiens ma vie"
08 - Sacage de Roma (1527)
Adrian Willaert: Vecchie letrose (Villanesca)
09 - Clément VII couronne Charles Quint empereur et roi d'Italie (1530)
Anonyme: Fanfare (instr.)
Cristóbal de Morales: Sanctus de la Missa "Mille regrets"
10 - Paix de Nuremberg (1532)
Hieronimus Parabosco: Da Pacem Domine (Ricercare XIV)
11 - Paix de Nice (1538)
Cristóbal de Morales: Jubilate Deo omnis terrae
12 - Mort de l'épouse de Charles Quint (1539)
Josquin des Prés: Mille Regretz (Chanson)
13 - Bataille de Mühlberg (1547)
Mateo Flecha, le Vieux: Todos los buenos soldados (La Guerra)
14 - L'abdication (1556)
Cristóbal de Morales: Agnus Dei de la Missa "Mille Regrets"
15 - Retraite à San Jerónimo de Yuste (1557)
J. des Prés / Luys de Narvaez: Mille Regretz "Canción del Emperador"
16 - Mort de Charles Quint (1558)
Cristóbal de Morales: Circumdederunt me gemitus mortis
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Commentaires
• Monumental. Passé le dernier morceau, un motet de Cristobal de Morales censé illustrer la mort de Charles Quint, on s'étonne de ne pas être mort avec lui, tant est déchirante la musique dont Savall a recouvert sa vie...
• Chaque nouvelle parution signée par Jordi Savall est pour nous l'assurance d'une découverte. Ce Mille Regrets n'échappe pas à la règle. Dans ce nouvel enregistrement, le gambiste et chef d'orchestre nous entraîne dans l'Espagne chevaleresque, celle qui célébrait l'empereur. Dès les premières mesures, on ressent les inspirations ibériques, dominées par la couleur et le rythme. Jordi Savall exulte dans ces partitions qu'il découvre avec invariablement le même appétit, la même passion. Pierre Massé
• Goldberg - Ivan Moody - Il s'agit de l'un des classiques voyages de l'imagination d'Hespèrion, dont l'objectif est, selon Jordi Savall, de « rappeler en l'espace de 75 minutes de musique les expériences essentielles de la vie de Charles Quint, et en même temps de nous rapprocher d'une époque qui a eu une importance si profonde pour notre propre histoire moderne ». Une une musique représentative a donc été choisie pour marquer les événements importants de la vie du monarche et même de l'époque antérieure - nous commençons en 1459, au temps de l'Empereur Maximilien (Charles Quint naquit en 1500). Il s'agit là bien sûr d'un support artificiel pour bâtir ce programme, et pour qu'un tel artifice fonctionne, il faut que la musique soit très bien choisie et organisée, ce qui est tout à fait le cas ici. Lire la suite...
• Classica - Stéphan Perreau - "On pourra à juste titre considérer ce nouveau disque de Jordi Savall à la fois comme un portrait musical de Charles Quint et comme une synthèse de l'art de l'interprète. De Juan del Enzina à Cristobal de Morales, en passant par Josquin des Prés ou Antonio de Cabezon, tous les compositeurs présents au programme ont déjà été visités avec bonheur par le musicien catalan dans de mémorables disques.
Savall frappe juste, avec retenue et poésie, en mêlant tradition et modernité dans l'instrumentarium: cloches, sacqueboutes, harpes et violes célèbrent les différentes étapes de la vie de Charles V. Élevé aux Pays-Bas dans un milieu culturel propice à l'éclosion d'un goût artistique, le futur monarque hérita de la couronne d'Espagne en 1516.
Abordant cette terre inconnue, il eut à subir la révolte des comuneros visant à rétablir les prérogatives nationales méprisées par le jeune roi. Charles en tira des leçons qui le menèrent à plus de clémence et à une ouverture européenne avant l'heure en héritant du titre d'Empereur du Saint-Empire romain germanique à la mort de Maximilien 1er en 1519. Exacte synthèse du souverain médiéval conservateur et du chef d'état moderne aux frontières de la Renaissance, Charles V a toujours su s'entourer des meilleurs musiciens de son temps.
S'appuyant sur une équipe de tous soupçons, Savall effectue dans ce disque un pont historique parfait. Le célèbre Tourdion Quand je bois du vin clairet est époustouflant de vérité grâce à l'interprétation du contre-ténor Carlos Mena. On retrouve avec bonheur une fièvre catalane tout à fait de bon ton dans Vecchie Lettrose, "Villanesca alla napolitana" de Willaert, avant de se laisser submerger par la polyphonie savante des pièces de Morales (Missa Mille Regretz et Motets).Vous ne ressortirez pas indemne de cette écoute.
• Classicstoday - David Preise - Jordi Savall has brought us yet another treasure on his own Alia Vox label, this time a mixed bag of music by Reformation Era composers and a handful of slightly earlier works. It's all taken from a concert program Savall gave last year under the aegis of "greatest hits of the court of Charles V".
The composers presented are mostly court musicians for that Holy Roman Emperor, but Josquin and Heinrich Isaac also are included, the latter as a nod to Charles' grandfather, Maximilian I, who was responsible for getting Charles the crown. Savall combines his first-rate instrumental ensemble, updated to Hespèrion XXI, with his own vocal group, La Capella Reial de Catalunya. The results are captivating. Savall's musicians are tops in the field, and their collective talents, constantly on display in this varied program, are simply a joy to hear. Lire la suite...
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Nous nous sommes permis de prendre certains visuels et textes que nous avons trouvé sur d'autres site web. Si vous reconnaissez un de vos visuels ou un de vos textes, et que vous ne souhaitez pas les voir apparaître ici, merci de nous en faire part, nous les retirerons sans problème. Si par contre vous voulez voir apparaître vos documents, n'hésitez pas à nous les envoyer.