Les châles au fil du temps
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Les origines
Dès le IIIe millénaire av. J.-C., tour à tour, baluchon, drap, serviette, écharpe, turban, suaire... le mot châle vient de l'indo-persan shal ou chaale, mais dès l'Antiquité, il est fort répandu en Asie centrale (en Perse, le châle était porté par les hommes autour de la taille: patka ou sash), en Inde (où il est porté indifféremment par les deux sexes), et en Asie occidentale.
Le châle de Sabine
En 2600 avant J.-C. l'Inde exportait échangeait ses tissus de coton contre les laines mésopotamiennes. Dans le port de Lothal, les marchandises étaient entreposées attendant les vents de mousson favorables aux traversées vers les côtes de l'Afrique... C'est probablement ainsi que voyagèrent plus tard jusqu'en Egypte les premiers batiks indiens trouvés dans les fouilles.
En 1902-1903, en Moyenne-Egypte, lors des fouilles de la nécropole d'Antinoé, capitale de la Thébaïde, Albert Gayet, archéologue français, met au jour une tombe du VIe siècle de notre ère, remarquable par l'extrême richesse du costume porté par la morte. Sabine − telle qu'on la surnomme − était vêtue d'une robe de laine rose, d'un mantelet de bourre de soie pourpre et d'une tapisserie de lin et de laine rouge autour de ses épaules, d'où son désignation de "châle".
Des fragments de ce châle (à l'origine une tenture réutilisée comme linceul), sont répartis entre le musée du Louvre, le musée des Tissus de Lyon, le musée des Beaux-Arts de Lyon et une collection privée parisienne. L'étude de l'ensemble restitue une large toile de laine rouge à décor de galons enserrant quatre carrés dans les angles et un médaillon central.
La surface est animée d'un semis de motifs mythologiques ou nilotiques, tel que sur ce fragment: une Aphrodite au bain dans une couronne tenue par deux putti, et des fleurs stylisées, des canards émergeant de lotus et de nénuphars, des putti nageant (?), pêchant, portant un panier de fruits, armé d'un arc ou dans une pose érotique. La qualité du tissage allié à la technique de la tapisserie est particulièrement remarquable. La variété et l'originalité de l'iconographie témoignent en outre de la permanence des motifs gréco-romains païens dans une Egypte pratiquement christianisée.
Le châle de Sabine du musée du Louvres
Cette pièce rectangulaire dont les dimensions de montage sont de 1.10 m de hauteur x 1.40 m, est celle qui correspond à la description d'Albert Gayet dans sa "Notice". Après plusieurs changements importants dans la composition des décors en semis, celle-ci n'a pas changée depuis 1972, date à laquelle il sera installé dans l'aile sud de la Cour carrée.
Le châle de Sabine du musée des Beaux-Arts de Lyon
Restaurée en 1976, cette pièce rectangulaire dont les dimensions de montage sont de 1.09 m de hauteur x 1.80 m, composée en quatre registres de motifs de semis disposés en quinconce: fleurs, oiseaux, putti. Le centre supérieur est occupé par une image plus élaborée représentant deux putti soutenant une couronne dans laquelle apparaît une petite Aphrodite au bain.
Le châle de Sabine du musée des Tissus de Lyon
Composée de cinq fragments, cette pièce rectangulaire dont les dimensions de montage sont de 0.86 m de hauteur x 1.37 m, composée de onze motis en semis en quinconce: fleurs, oiseaux, putti.
Le châle de Sabine de la collection privée
Cette pièce rectangulaire dont les dimensions de montage sont de 0.60 m de hauteur x 1.80 m, est composée de quatorze fragments de tapisserie et un fragment de toile rouge du fond cousus sur un montage récent. Autour d'une scène champêtre, placée en position centrale en raison de son originalité (mères avec leurs enfants), ont été disposés des motifs appartenant au répertoire déjà connu dans les trois autres ensembles: fleurs rouges épanouies, canards abrités dans des touffes de nénuphars, capridés dans des médaillons, putti tenant un oiseau ou un panier, néréide.
L'appartenance au "châle de Sabine" repose non seulement sur l'identité technique et stylistique, mais surtout sur le fait que Jules-Paul Gérard (architecte, chargé par Albert Gayet d'effectuer des dessins et des relevés des fouilles) dessina le médaillon droit au capridé.
Retour d'Inde du Nord-ouest et du plateau iranien
L'introduction en Europe, comme un vêtement essentiellement féminin, est contemporaine des croisades du XIIe siècle, ou peut-être même avant cette période, lors des migrations des Roms depuis l'Inde du Nord-ouest et du plateau iranien. Le châle fut intégré dans de nombreux costumes régionaux, aussi bien en Russie, que dans l'Europe de l'Est.
La vogue du châle en Europe de l'Ouest remonte aux XVIIe et XVIIIe siècle, conséquence de l'occupation britannique de l'Inde. A cette époque, la Perse et le Cachemire rivalisaient à qui produiraient les châles les plus fins et les plus somptueusement brodés. A partir des années 1850, c'est l'Inde, et plus particulièremenjt les villes de Kashmir et d'Amritzur (possessions anglaises), qui produisent des pièces d'une perfection de fabrication jamais atteintes.
Pashmina
Parmi les châles pashmina les plus célèbres du monde, cet exemplaire de "châle carte" tissé et brodé du XIXe siècle du Cachemire, représentant une vue aérienne de Srinagar, capitale du Cachemire:
Ci-dessous, trois détails du châle ci-dessus:
Détail.
Détail.
Détail.
Deux de ces châles sont exposés au musée Albert et Victoria à Londres; un autre à la Galerie nationale d'Australie à Camberra; et le dernier au musée de Sri Pratap à Srinagar au Cachemire (infos).
Le succès des châles à motifs tissés (jamewar) était dû en partie à la finesse de la laine, qui les rendait à la fois légers et chauds, mais tout autant à la dextérité des enfants qui pouvaient, de leurs doigts fins, entrelacer les innombrables bobines alignées sur la largeur du tissage.
Toujours tissés à Kanihama, les jamewar sont devenus des pièces de collection, sachant qu'il faut déjà plus d'un mois pour filer la quantité de laine nécessaire au tissage d'un châle.
Kota
Krishna's fluting summons the entranced gopis shrine hanging (pichhavai) c. 1840.
Opaque watercolour, gold and silver on cotton painting.
Pour agrandir la photo de ce châle: cliquer - ici -
Shahtoosh
Si le shahtoosh a incarné le summun du désir de paraître lorsqu'il était le lainage le plus coûteux que l'on pût acquérir, il n'est plus l'objet que de contrebande, puisque son importation en Europe est interdite, bien que sa vente continue en Inde, et que depuis 1996, l’IUCN a déclaré le chiru, antilope du Tibet (infos), espèce en danger d’extinction.
Le châle de Joséphine de Beauharnais
Dès la période du Directoire (1795-1799), le costume féminin se voit entièrement bouleversé, il se libère des contraintes et autres artifices. Fini les robes à paniers, les corps à baleines, les vertugadins qui entravent le corps, place à une silhouette légère, influencée par la mode anglaise et ses robes chemises . La taille remonte sous les seins, tandis que l'anticomanie se traduit par des robes d'étoffes légères, inspirées des tuniques gréco-romaines, ainsi que par des coiffures bouclées retenues par des bandeaux. Cette passion pour l'antique, s'assortit d'une mise en vogue de l'Orient.
C'est un châle du Kashmir offert par Napoléon Ier à son épouse, Joséphine de Beauharnais, qui sera le point de départ d'une véritable mode où les dames vont couvrir leurs robes de gaze de châles du Kashmir très coûteux, qui se portent à l'orientale, sur les bras ou en turban. Leur préciosité traduit le goût de luxe et de sensualité des élégantes de l'époque, ils sont signes de distinction sociale.
Le genre cachemire se caractérise par l'emploi du motif du Boteh ou Palme,
qui orne le bas de la robe portée par l'Impératrice.
Différentes manières de porter le châle en France sous l'Empire.
Le costume historique d'Albert Racinet
La production européenne au XIXe siècle
Entre 1805 et 1850, c'est en Ecosse, à Paisley, dans le Renfrewshire, que l'on réalise comme activité à domicile, les premières copies de châles pashmina. Sur les premiers modèles étaient appliqués des coins et des bordures comportant deux ou trois couleurs sur un carré de tissu uni, orné par la suite d'un petit motif.
Avec le perfectionnement du métier à tisser de Vaucanson de 1744 par Jacquard, dès 1820 l'industrie devient moins artisanale et les acheteurs se mettent à apprécier des châles entièrement recouverts de décorations, avec des motifs plus complexes d'au moins dix couleurs. La technique d'impression qui apparaît vers 1840 va permettre la démocratisation de cet accessoire vestimentaire.
La manufacture lainière Brun de Vian-Tiran de L'Isle-sur-Sorgue (84808), utilise toujours pour le tissage d'articles spécifiques un métier de type Jacquard équipé d'un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l'aide d'un programme inscrit sur des cartes perforées (invention de Basile Bouchon).
De l'Ecosse à la Grande-Bretagne, la mode des châles spoulinés, brochés, imprimés et confectionnés gagne rapidement la France, où il connut une popularité considérable aux XVIIIe et XIXe siècle.
Ce fut en 1804 que parurent les premiers châles fabriqués en France à l'imitation de ceux de l'Inde. Ainsi, en 1806, à l'Exposition nationale qui eut lieu au palais Bourbon, on pouvait observer deux châles fabriqués à Paris, et tramés en laine sur chaîne de soie, tissés sur des métiers dit "à la tire" (d'où l'expression du vol à la tire).
Guillaume Louis Ternaux (1763-1833, est initié tout jeune par son père à la fabrication des draps, et il se trouva dès l'âge seize ans, à la tête d'une importante maison qu'il développa en fondant de nouveaux établissements dans les Ardennes, dans la vallée de la Marne, à Louviers, etc., en même temps qu'il créait à l'étranger de nombreux comptoirs: Naples, Cadix, Livourne, Gênes et à Saint-Pétersbourg, notamment. duite en France porteront longtemps le nom de "cachemire Ternaux".
Il est le premier qui ait entrepris de fabriquer en France des châles faits avec une laine de cachemire produite en France. A cet effet, il fit venir à grands frais du Thibet même un troupeau de l'espèce de chèvres qui fournit cette laine (1818) mais ni lui, ni plusieurs autres agriculteurs après lui ne réussirent à acclimater ces chèvres.
Guillaume Louis Ternaux devint ainsi très rapidement l'un des plus gros manufacturiers de son temps. Fait baron par Louis XVIII, il siégea, de 1827 à 1830, parmi les libéraux, et prit une part active à la Révolution de Juillet, qui le ruina partiellement. L'industrie de la laine lui est redevable d'une foule d'innovations, et, pour une bonne part, de son développement. On lui doit aussi plusieurs ouvrages sur l'agriculture, particulièrement sur la conservation des grains en silos.
A cette date, en France, les ovins qui possèdent les fibres les plus fines sont de race Mérinos, dont la diffusion sur le territoire s'est généralisée après l'Avis rendu le 13 mai 1811, par le Conseil d'Etat, sur les mesures prises par le Gouvernement afin d'encourager l'extension des races de bêtes à laine améliorées (Mérinos de la bergerie impériale de Rambouillet), en portant à vingt le nombre de bergeries impériales en France et celle de placer en transhumance quelques troupeaux.
En 1828, à la suite d'une mutation génétique naturelle, une laine exceptionnellement soyeuse est observée sur un agneau né sur l'exploitation ovine de Monsieur Graux, membre de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation, propriétaire à Berry-au-Bac (02190 - Aisne) du Domaine de Mauchamp.
Avec le concours de Monsieur Yvart, lui-même membre de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation, ils vont obtenir pérenniser cette caractéristique exceptionnelle dès la saison d'agnelage suivante et créer la race du "mouton Graux-Mauchamp".
Cette laine de Mauchamp va très rapidement être utilisés par les industriels du textile, en substitution du cachemire. C'est notamment le cas de la filature Frédéric Davin qui remporteront une médaille d'honneur à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1855 à Paris, pour leurs étoffes qui feront l'admiration des 5 millions de visiteurs. L'aspect soyeux de cette laine qui sera utilisée par Biétry pour confectionner dans sa filature de cachemire de Villepreux des châles qu'ils vendra comme étant exclusivement confectionnés avec du cachemire en provenance de l'Inde.
Cette fraude est d'autant plus cocasse que Monsieur Biétry était à l'origine d'actions visant à détruire la contrebande et la fraude du cachemire de l'Inde (cf. ci-après: L'affaire Biétry Père, Fils & Cie).
► L'affaire Biétry Père, Fils Cie: cliquer - ici -
L'engouement pour la race ovine Graux-Mauchamp, considérée "comme un des plus précieux dons de notre pays", est tel, qu'il sera utilisé pour servir les intérêts de la France qui souhaitait diversifier sa production de laines fines par l'élevage d'alpacas. C'est ainsi que dans le cadre d'un échange commercial avec les autorités de Buenos Aires qui recherchaient des races de bêtes à laine améliorée, après l'échec d'acclimatation d'une race venue d'Allemagne, qu'un troupeau d'alpacas fut échangé contre 30 béliers et 60 brebis Graux-Mauchamp, qui embarquèrent à Bordeaux sur le Attgust von Tronchin pour Buenos Aires.
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Il faudra cependant attendre les années 1867, et la construction d'un battant brocheur par M. Fabart, pour que le tissage d'une étoffe imite à s'y méprendre le travail indien. Parmis les entreprises qui ont fait le succès international du châle parisien il faut citer les noms de Biétry, Gaussen (inventeur du Jacquard à doubles griffes) ou Fortier et Maill.
Si c'est au siège commercial parisien de la plupart des fabricants français que sont composés et mis en carte leurs dessins, c'est presque exclusivement en Picardie qu'ils sontt lus et piqués, deux opérations, dont le résultat est de représenter ce dessin sur des cartons, qui, au moyen du jeu des aiguilles de la mécanique Jacquard perfectionnée, servent à faire lever les fils de la chaîne entre lesquels doit passer la trame devant former la palme, fleur, l'ornement, ou la couleur du bouble fond.
Une autre amélioration que Monsieur Gaussen a appliqué le premier et qui a beaucoup influé sur la faveur accordée aux châles cachemire français, c'est la frange arlequinée et les chaînes à plusieurs couleurs qui a tout le brillant des cachemires de l'Inde.
► Les châles à l'Exposition universelle de 1878 à Paris: cliquer - ici -
Au fil de la tradition provençale du XIXe siècle
Le costume traditionnel de la Provence du XIXe siècle associait la gaieté des couleurs et des décors imprimés. Le châle comme le caraco et le jupon piqué sont taillés dans des cotonnades imprimées.
Photographies de personnages de la crêche de la cathédrale Saint Sauveur d'Aix-en-Provence.
Photographies de personnages de la crêche de la cathédrale Saint Sauveur d'Aix-en-Provence.
Photographies de personnages de la crêche de la cathédrale Saint Sauveur d'Aix-en-Provence.
Photographies de personnages de la crêche de la cathédrale Saint Sauveur d'Aix-en-Provence.
Les mezzari au XIXe siècle en Italie
Le berceau de cet artisanat est très probablement l’Inde, d’où proviennent les tissus imprimés les plus anciens dont nous ayons la trace (6e – 7e siècle A.D.).
Portés en Europe sur les navires des marchants d’épices à partir de la fin du 17e siècle, les cotons imprimés rencontrèrent tout de suite la faveur du public pour la praticité, la fraîcheur et les couleurs brillantes, auxquelles s’ajoutait le charme attribué alors à tout ce qui venait d’Orient.
Palampore Coromandel Coast, India early 19th century.
Hand-drawn resist and mordant dyed cotton 246 x 215 cm.
Ils arrivèrent aussi en Italie et furent la source d’inspiration des artisans génois pour créer leurs “mezzari”… Les mezzari ne furent naturellement pas l’unique type de coton imprimé que les usines produisirent, mais ils restent, par les dessins très particuliers qui les caractérisent, l’objet qui rendit célèbres les manufactures génoises dans le monde.
"Mezzaro" dérive de l’arabe mi-zar qui signifie, au sens large, "couvrir". Ce sont des toiles de coton de grandes dimensions (environ deux mètres et demi de côté), imprimés en Europe à partir de la deuxième moitié du 18e siècle, en utilisant la technique de la xylographie à couleur (il fallait parfois plus de 80 pièces de bois gravés pour une impression complète). Le motif décoratif central est toujours encadré par un bord constitué surtout de compositions florales (festons, guirlandes, paniers).
Détail du palampore objet de la restauration.
Détail du palampore objet de la restauration.
L’arbre de vie ou palampore est un symbole présent dans presque toutes les cultures anciennes. Avec ses branches tendues vers le ciel et ses racines s’enfonçant dans la terre, il touche à trois mondes – les cieux, la terre et les enfers, qu’il interrelie.
A voir
Le musée Galliera
C'est à Paris, dans le palais de la duchesse de Galliera, édifié au XIXe siècle, qu'est installé le musée de la Mode, inauguré en 1977. A l'occasion de prestigieuses expositions temporaires, le public est invité à découvrir l'histoire de la mode, à partir d'un fonds riche de 90 000 pièces: les somptueux habits des XVIIIe et XIXes. comme les oeuvres des grands couturiers et créateurs gardent la mémoire de trois siècles de mode. Bijoux, cannes, chapeaux, chaussures, sacs, éventails, gants, ombrelles et parapluies complètent les collections.
Adresse: 10, avenue Pierre-Ier-de-Serbie 75016 Paris
Tél: 01 56 52 86 00
Métro: Alma-Marceau / Iéna
RER: Pont de l'Alma
Station Vélib: Alma-Marceau
Bus: 32, 42, 63, 72, 80, 82, 92
Fermé jusqu'à l'automne
2011 pour travaux de mise aux normes de sécurité
Fermeture: lundi
Horaires: 10h à 18h le samedi et 10h à 19h le dimanche
Le musée du Louvres
Le châle de Sabine, don du gouvernement égyptien en partage de fouilles, 1902-1903, est exposé dans le département des Antiquités égyptiennes: Egypte chrétienne (IVe - XIIe siècle apr. J.-C.) - galerie d'art copte (entresol/Denon/salle B).
Adresse: rue de Rivoli - 75001 Paris Paris
Tél: 01 40 20 50 50
Métro: station Palais-Royal/musée du Louvre
Bus: n° 21, 24, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81 et 95
Ouverture: tous le jours sauf...
Fermeture: mardi et les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre
Horaires: 9h à 18h - la fermeture des salles commence à 17h30
Nocturne: mercredi et vendredi jusqu'à 22h
• Le musée du Louvre est gratuit le premier dimanche de chaque mois
(hors exposition du hall Napoléon)
• Le passage Richelieu est ouvert de 9h à 18h, sauf le mardi
• L'entrée par la porte des Lions est accessible de 9h à 17h30,
sauf le mardi et le vendredi
► Télécharger un plan du Louvre: cliquer - ici -
Le musée des Beaux-Arts de Lyon
Le musée des Beaux-Arts est l’un des plus grands musées français et européens. Situé au centre de Lyon, entre le Rhône et la Saône, il occupe un magnifique bâtiment du XVIIe siècle.
Ses collections – réparties dans 70 salles - offrent aux visiteurs un parcours exceptionnel de l’Antiquité à l’Art moderne. Le musée s’enrichit régulièrement grâce à une active politique d’acquisitions qui sollicite notamment les collectionneurs ou descendants d’artistes et donateurs - amateurs.
Notre musée est un lieu de vie. Cent trente personnes y travaillent quotidiennement pour vous y accueillir au sein de ses collections et à l’occasion de ses expositions.
Adresse: 20, place des Terreaux - 69001 Lyon Paris
Entrée des expositions: 16, rue Edouard Herriot
Tél: 04 72 10 17 40
Métro: lignes A et C, station "Hôtel de ville – Louis Pradel"
Bus: n° 1, 3, 6, 13, 18, 19 et 44
Parking: Terreaux, Hôtel de ville – Louis Pradel
Ouverture: tous les jours sauf...
Fermeture: mardi et jours fériés
Horaires: 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 18h
les 24 et 31 décembre, le musée ferme à 17h
► Site du musée: cliquer - ici -
Le musée des Tissus de Lyon et musée des arts décoratifs
Documents d'histoire, sources d'inspiration pour la création contemporaine, les collections sont orientées selon deux grands pôles: l'Orient et l'Occident. Tapisseries coptes, tissus de la Perse sassanide, tissus byzantins et musulmans, tapis d'Asie mineure, retracent l'évolution des civilisations orientales.
La genèse de l'Occident se fonde sur les productions de Sicile et des républiques italiennes, bientôt relayées par l'essor artistique français. Les productions lyonnaises occupent une place prépondérante avec les dessinateurs ornemanistes Pillement, Philippe de Lasalle ou Dugourc.
Le XIXe siècle est illustré par les commandes impériales et royales, qui ont permis une reprise de l'activité textile lyonnaise. Le savoir-faire lyonnais est enfin confirmé jusqu'au XXe siècle avec des talents tels que Raoul Dufy et Sonia Delaunay.
Adresse: 34, rue de la Charité - 69002 Lyon
Tél: 04 78 38 42 00
Métro: Ampère/Victor Hugo
Parc de stationnement: Bellecour, A. Poncet, Perrache
Bus: navette Presqu'île
Ouverture: tous les jours, sauf....
Fermeture: lundi, jours fériés, dimanches de Pâques et de Pentecôte
Horaires: Musée des Tissus: de 10h à 17h30
Horaires: Musée des Arts Décoratifs: de 10h à 17h30
seul le rez-de-chaussée est ouvert en 12h et 14h
► Site du musée: cliquer - ici -
Livres
Cachemires - L'art et l'histoire des châles en France Au XIXème
Auteur: Monique Lévi-Strauss, née à Paris en 1926, Bachelor of Science de Simmons Collège à Boston
Editeur: Adetta
Collection: Textures
Parution: 23/09/1998
Nombre de pages: 196
Dimensions: 32.50 x 25.00
Résumé: Au début des années cinquante, épris d'objets insolites, mon mari et moi fréquentions le marché aux Puces. C'est ainsi que Monique Lévi-Strauss, épouse de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss, découvrit les cachemires. Leur prix était dérisoire, les châles ne suscitant plus l'ombre de la folle passion qu'ils avaient inspirée aux femmes du XIXe siècle et qu'a décrite - parfois raillée - Balzac. Pour la première fois en 1664, un voyageur occidental au Cachemire, province septentrionale et paradis de l'Inde, nota son émerveillement devant la délicatesse des étoffes qui attiraient tant d'argent dans le pays.
Des étoffes si moelleuses et si fines qu'elles pouvaient, disait une légende mogole, passer à travers un anneau. C'est à la fin du XVIIIe siècle que les femmes anglaises découvrirent les châles du Cachemire, amenés par les bateaux de la Compagnie des Indes, châles unis ornés d'une discrète bordure aux motifs fleuris. Les Françaises succombèrent au charme de ces étoffes exotiques que les soldats de Bonaparte leur offrirent au retour de la campagne d'Egypte.
La vogue du châle se répandit comme une traînée de poudre. Joséphine Bonaparte ouvrit la voie, toutes les élégantes suivirent. Une nouvelle industrie se développa en Europe pour répondre à cette vogue croissante, aidée par l'invention du métier à tisser jacquard et par le Blocus continental décrété par Napoléon: celui-ci poussa les fabricants à rivaliser d'astuce pour imiter les cachemires hors de prix vendus seulement en contrebande.
C'est l'histoire de la mode et de l'industrie châlières au XIXe siècle, et tout particulièrement en France, que raconte Monique Lévi-Strauss dans cet ouvrage illustré par plus de 170 planches en couleurs (peintures, gravures, projets, dessins et châles). Au terme de patientes recherches menées avec un sens historique et un goût certains, elle a retracé l'évolution des styles, établi une chronologie, exploré le symbolisme du vocabulaire ornemental et les caprices de la mode, retrouvé et publié ici pour la première fois de splendides dessins originaux, ramenant enfin à la lumière les secrets de cette éblouissante tradition. La richesse des annexes (où l'on trouvera les marques, les techniques, les prix hier et aujourd'hui, les moyens de datation, un glossaire et une bibliographie, ainsi que des textes anciens sur le travail du cachemire et un extrait de Gaudissart II, de Balzac) fait de ce magnifique album un ouvrage de référence et un véritable outil de travail.
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Le châle de Sabine - chef d'œuvre de l'art copte
Auteur: Marie-Hélène Rutschowscaya
conservateur en chef au département des antiquités égyptiennes
du musée du Louvre chargée de la section copte
Editeur: Fayard Soleb
Collection: études d'égyptologie 4
Parution: juillet 2004
Nombre de pages: 128
Dimensions: 23 x 18
Résumé: Le "châle" de Sabine est l'une des plus belles pièces des collections chrétiennes d'Egypte conservées au musée du Louvre. La finesse et l'originalité des thèmes dont il est orné lui valent une place particulière dans l'histoire de l'art égyptien: à la charnière de l'alexandrinisme et de Byzance, il est l'un des derniers témoins de la brillante culture païenne, héritière du monde classique et de l'Orient, que le christianisme va recouvrir. Avec, en plus, cette touche d'humanité incomparable qui a de tout temps été l'apanage des riverains du Nil: un subtil mélange de bonhomie, de douce naïveté et d'humour que ne peuvent avoir que les vrais amoureux de la vie.
Il a fait rêver comédiens, artistes et musiciens de la Belle Epoque, croisé le chemin de Jules Massenet, Victorien Sardou et la divine Sarah Bernhard... Marie-Hélène Rutschowscaya en donne ici une publication savante, en un beau livre, qui se lit comme un roman.
Le châle de l'abbaye de Saint-Hilaire
Classique et intemporel, chaud et léger, ce châle en étamine de laine tissée, brodé d'une esquisse de la façade du midi de Saint-Hilaire, est né d'une rencontre avec Pierre BRUN, de la manufacture familiale BRUN DE VIAN-TIRAN (créée en 1808), de l'Isle-sur-Sorgue.
Fabriqué dans le Vaucluse, par un personnel hautement qualifié, à partir d'une laine vierge de Mérinos d'Arles Antique®, laine d'un contact très doux et très agréable, essentiellement dû à sa finesse exceptionnelle de 20 microns, soit moins que la plupart des cachemires actuellement commercialisés.
Transhumant, le Mérinos d'Arles Antique® passe l'hiver en Camargue et en Crau, et l'été dans les Alpes. Mis à l'épreuve du soleil, du mistral et des nuits gélives, contraint à une nourriture rare, il se protège en développant une toison dense, fine, exceptionnellement frisée.
Ce modèle de châle est également disponible en fils 100% Cachemire chinois, 150 gr/m², dont les fils sont issus d'une sélection de fibres les plus fines, garantissant ainsi un toucher "savonneux" exceptionnel et inimitable !
► Pour passer commande d'un châle: cliquer - ici -
Le produit de la vente des châles est intégralement reversé aux travaux d'accueil des visiteurs de l'abbaye.
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